Inerview, presse

Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 10:16
Renaud Lavillenie : « Ma saison commence vraiment! »
Renaud Lavillenie : « Ma saison commence vraiment! »

Comme lors des deux derniers Championnats de France, Renaud Lavillenie arrivera dimanche sur la nouvelle piste du Palais Omnisports de Paris Bercy en favori. Avec un saut à 5,82 m en décembre (deuxième meilleure performance mondiale de l’année), le Clermontois espère enfin conquérir ce week-end son premier titre de champion de France senior et mettre fin à la malédiction. Car, pour l’instant, il a dû se contenter à trois reprises de la deuxième marche du podium lors des France, à chaque fois derrière un certain Romain Mesnil... Le titre national est donc le principal objectif de l’élève de Damien Inocencio. Même s’il salive déjà à l’évocation de possibles retrouvailles avec l’Australien Steve Hooker dans deux semaines à Doha. Interview. 

Renaud, quel regard portez-vous sur votre début de saison ?
Je n’avais pas préparé les meetings auxquels j’ai participé. J’ai sauté pour effectuer des réglages et pour aller chercher un peu de confrontation. A Bordeaux, je fais une bonne compétition où je rate de très peu 5,83 m. A New-York, lors des Millrose Games, la piste d’élan était trop courte et il fallait que je jongle avec les courses de demi-fond qui se tenaient en même temps que le concours de perche. Enfin, à Stuttgart, j’ai testé mon nouveau matériel et quoi qu’on dise, j’ai sauté encore à 5,70 m. Mon véritable objectif, c’est le mois de mars. Ma saison va vraiment commencer ce week-end.

Comment s’est déroulée votre préparation ?
Je suis en forme. Je n’ai pas de pépins physiques et j’ai réussi à retrouver de l’engagement et de la hauteur sur mes sauts à l’entrainement. Je n’ai que 23 ans et je n’ai pas encore d’automatismes sur les réglages à l’image de garçons comme Romain Mesnil ou Steve Hooker. Ils savent sur chaque saut quelle perche prendre et où placer les poteaux. Il me manque cette expérience pour être plus régulier et exploiter à fond mon potentiel. Je veux aller très haut. Ma participation à des meetings cet hiver est allé dans ce sens : passer des barres pour être au top le jour J et ne pas me contenter de sauter à 5,80 m. Je prends des risques. Après, ça passe ou ça casse.

Dans quel état d’esprit abordez-vous ces Championnats de France Elite ? 
Après trois semaines sans compétition, j’ai hâte de sauter pour conquérir le titre. Comme le dit le proverbe, il faut savoir régner chez soi avant de régner à l’étranger et, paradoxalement, j’ai fait le contraire. Je suis devenu champion d’Europe avant d’être champion de France senior. Mais je compte bien y remédier. Je suis plutôt en confiance. J’ai de bonnes sensations à l’entraînement. Ça devrait être un concours intéressant avec une belle bagarre avec Romain Mesnil et les autres.

Avez-vous des appréhensions par rapport à cette nouvelle piste de Bercy ?
Non, pas du tout. Je m’adapte plutôt bien aux différents types de pistes. Il s’agit du même revêtement que celui utilisé l’an dernier à Turin lors des Championnats d’Europe en salle. Je pars de toute façon dans l’idée qu’un grand champion peut réaliser de belles performances quelles que soient les conditions. Et puis, ce sera l’occasion de tester cette piste avant les Championnats d’Europe de 2011, lors desquels j’aurai un titre à défendre.

Vous arrivez ici en favori. Vous aviez eu du mal à gérer ce nouveau statut lors des Championnats de France Elite en plein air l’an dernier. Comment vous sentez-vous cette année ?
En 2009, tout s’est enchaîné très vite. J’avais des sollicitations médiatiques chaque jour. J’ai voulu trop en mettre en arrivant aux Championnats de France et cela n’a pas fonctionné. Cette année, j’ai bien appris ma leçon. J’ai maintenant une approche beaucoup plus professionnelle et je maîtrise de mieux en mieux la pression.

Une pression qu’il faudra peut-être également gérer lors des championnats du Monde de Doha dans quinze jours…
Je n’aborde pas du tout les rendez-vous internationaux de la même manière. Aux « Frances », le titre se joue à 5,70 m, 5,80 m. Lors des compétitions internationales, ça monte jusqu’à 5,90, 6 m. Ça n’est ni la même ambiance, ni les mêmes enjeux. J’ai une revanche à prendre sur Hooker et j’aimerais également battre le record de France en salle (6 m par Jean Galfione Maebashi).

Les performances de Steve Hooker, est-ce quelque chose qui vous motive en pleine préparation ?
Quoi qu’il arrive, j’ai cette envie d’avancer en moi, de sauter toujours plus haut. Je ne me préoccupe pas des autres Je me lance constamment des défis à l’entraînement. Mais Steve Hooker accentue cette envie d’atteindre des sommets. Je sais qu'il peut aller à tout moment très haut. Il en a fait la démonstration à Berlin.

A la différence d’autres athlètes, vous participez pleinement à la saison en salle. C’est un univers que vous appréciez particulièrement ?
Pour les perchistes, la salle est aussi importante que la saison en plein air. On y retrouve les mêmes personnes. Même s’il y a une plus grande visibilité l’été, le niveau est aussi élevé l’hiver. Et je suis quelqu’un qui a besoin d’aller chercher la confrontation. La salle a aussi un aspect très convivial. C’est plus petit, ça résonne et le public est proche des athlètes. Ça me motive énormément pour aller haut.

Propos recueillis par Sarah Duverger pour athle.com

Concours du saut à la perche Dimanche à 15h50 à Paris Bercy. 

Par renaud lavillenie - Publié dans : Inerview, presse - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 16:42
08/11/2009 | 22:43par AFP

Lavillenie, athlète français de l'année

- France 3 -

Le perchiste Renaud Lavillenie, médaillé de bronze aux Mondiaux de Berlin, a été désigné "athlète de l'année".

La cérémonie des Etoiles de l'athlétisme qui s'est tenue au Touquet (Pas-de-Calais) a couronné ce jeune athlète de 23 ans. Star montante de la perche française depuis quelques années, Lavillenie a connu la consécration en accrochant la médaille de bronze de la discipline à Berlin et en s'offrant le nouveau record de France (6,01m).

Lavillenie succède au palmarès au marcheur champenois Yohann Diniz, couronné en 2007 après sa médaille d'argent sur 50 km aux Mondiaux d'Osaka (Japon).

Etes-vous surpris par cette récompense ?
"Non, car j'ai été présent tout au long de l'année, que ce soit en salle avec le titre européen, ou en plein air. Mais il y avait aussi d'autres candidats: Romain Mesnil, 2e à Berlin, Bob Tahri, également sur le podium aux Championnats du monde (sur 3000 m steeple, ndlr). Ce trophée, c'est une sorte de reconnaissance. Il y a eu bien sûr la petite déception des Mondiaux car j'étais venu pour l'or, mais je suis aussi fier de ce podium. J'ai beau être jeune, il faut profiter de tels moments." 
   
Entre vous et Romain, qu'est-ce qui a fait la différence ?
"Les 6,01 m à Leiria (Portugal), qui m'ont permis d'effacer des tablettes nationales Jean Galfione. Il y a record et record. Six mètres, c'est une barre mythique. On est très peu dans l'histoire à l'avoir franchie. Ca m'a fait passer de quasi inconnu à reconnu. Même après la médaille de bronze de Berlin, ce n'était pas aussi intense au niveau des sollicitations. Maintenant, il faut aussi gagner des médailles. Un record, ça passe. Un titre, ça reste pour la vie." 
   
Votre statut a changé, comment allez-vous aborder la nouvelle saison ?
"Je sais que je vais être suivi mais je ne vais pas changer mon identité pour autant. Je saute déjà pour le plaisir. Dans l'idée, avec mon entraîneur, on va rester dans le même fonctionnement. L'expérience des Mondiaux va me servir. J'ai eu du mal à gérer cette période, ces trois semaines sans compétition (avant les Mondiaux, ndlr). Ce n'était pas un problème de baisse de forme, mais d'attente, de faux rythme. Une question de sensations. En 2010, les Championnats d'Europe auront lieu plus tôt, fin juillet. Et puis j'ai retenu la leçon."
                  

Par renaud lavillenie - Publié dans : Inerview, presse
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /2009 09:56


Renaud Lavillenie est en ce moment sur son petit nuage, très haut perché. Hier, lors des Championnats Régionaux d’Auvergne organisés sur la piste des Cézeaux, il a franchi une barre à 5,96 m, son nouveau record personnel et la meilleure performance mondiale de l’année. Surtout, il est devenu le deuxième meilleur performeur français de tous les temps en plein air derrière Jean Galfione et ses 5,98 m. Le tout au terme d’un concours parfait puisqu’il a effacé successivement dès sa première tentative 5,45 m, 5,60 m, 5,75 m 5,85 m et 5,96 m. Avant d’échouer par trois fois à 6,01 m, ce qui aurait constitué un nouveau record de France, salle et plein air confondus (Jean Galfione détient ce record avec 6 m en salle en 1999). Le perchiste du Cognac AC, entraîné par Damien Inocencio à Clermont, sait qu’il va devoir désormais redescendre très vite de son petit nuage. Les Championnats d’Europe par équipes l’attendent le week-end prochain. Puis viendront les Mondiaux de Berlin en août. Entre deux interviews à la chaîne locale Clermont Première et à France 3, le champion d’Europe en salle en titre raconte à athle.com son bonheur tout simple. Interview.

Renaud, pourquoi avoir demandé une barre à 5,96 m après avoir 5,85 m ? 

5,96 m, c’était un centimètre au-dessus de la meilleure performance mondiale de l’année détenue par Steve Hooker. Et la deuxième performance française de tous les temps. Quand j’ai franchi cette barre, j’étais vraiment heureux. J’ai réussi à mettre en application ce que je travaille depuis quelques temps à l’entraînement. Mais ce n’est pas un accomplissement. Je vise beaucoup plus haut. Je sens qu’un bel avenir s’ouvre devant moi.

Aviez-vous de la marge sur votre saut à 5,96 m ?
Je n’ai pas senti la distance qui me séparait de la barre. Il faudra que j’en discute avec mon coach (Damien Inocencio) mais on ne s’est pas beaucoup vu depuis la fin du concours ! A 5,85 m, j’avais quinze centimètres de marge avec la sensation de ne quasi rien faire pendant le saut. Ça m’a semblé très facile. A 5,96 m, je pense que j’avais là encore de la marge, au moins cinq bons centimètres.

Comment avez-vous abordé vos tentatives à 6,01 m ?
J’ai pris une perche plus grosse. J’étais aux championnats régionaux pour essayer mon matériel et ma nouvelle perche de 5,10 m. A 5,96 m, je maitrise très bien. Mais j’ai voulu essayer plus gros à 6,01 m. Sur mon premier saut, je prends un taquet. Donc je reprends ensuite la perche avec laquelle j’ai franchi 5,96 m. Je fais un saut correct au troisième essai même si ça ne passe pas. Pour une première tentative à plus de 6 m, ça laisse présager de bonnes choses pour la suite.

Tenter plus de 6 m dans le cadre de championnats régionaux, ça devait être un peu particulier…
En fait, j’ai eu l’impression que la compétition s’arrêtait presque pour moi à partir de 5,85 m. Deux rangées de personnes se sont formées le long du sautoir. Je ne m’en suis rendu compte qu’après le concours. Donc le public était là. Ça ressemblait un peu à une étape du Perche Elite Tour, où les perchistes sont les seules vedettes.

En arrivant à cette compétition, vous restiez sur la déception du meeting de Moscou vendredi, lors duquel vous vous étiez arrêté à 5,37 m. Et Romain Mesnil vous avait piqué une semaine plus tôt la meilleure performance française de l’année en franchissant 5,81 m…

Je ne peux pas dire que la performance de Romain ne m’a pas motivé. A Moscou, j’avais des perches trop petites et trop souples alors qu’elles étaient pourtant beaucoup plus lourdes que celles que j’utilisais l’hiver dernier. Là-bas, j’ai ressenti beaucoup de frustration. J’ai donc sauté à Aubière dans l’esprit de me régler pour les Championnats d’Europe par équipes. J’étais un peu perdu à Moscou. Et je ne voulais pas arriver à Leiria paumé, pour une compétition sous le maillot de l’équipe de France.
 
 Pensez-vous avoir déjà atteint un premier pic de forme ?

Non, je viens de finir un cycle de préparation lourde. Je n’ai même pas attaqué encore le sprint court.  Par contre, je n’avais pas fait grand-chose les jours précédents à l’entraînement avec le déplacement à Moscou. Je me suis donc retrouvé avec du jus.

Quelles seront vos ambitions lors des Championnats d’Europe par équipes ?
Je veux confirmer ce que je viens de réaliser hier en sautant au moins à 5,80 m. Je serai à Leiria pour sauter haut. Et s’il y a de la concurrence, ça va me motiver. Dans un premier temps, je viserai bien sûr la victoire.

Lors de ce rendez-vous, les perchistes n’auront pas le droit à plus de quatre échecs pendant tout le concours. Qu’en pensez-vous ?
En ce moment, je ne pense pas que ça va me gêner car j’ai tendance à passer beaucoup de barres au premier essai. Mais je pense que ça tue un peu le truc, que ça gâche un peu la fête. Je me rappelle que lors du Meeting SEAT il y a un peu plus d’un an, à Paris, je n’avais eu droit qu’à une seule tentative pour battre mon record personnel.

Avoir réalisé la meilleure performance mondiale avec 5,96 m change-t-il la donne en vue des Mondiaux de Berlin ?
Je change de statut, je suis en train de m’en apercevoir. Tout le monde m’en parle. Je suis dans le top mondial. Je sais pertinemment qu’il y aura un gros coup à jouer lors des Championnats du monde. Hier, j’avais une petite pression. Il y avait de l’attente. Et j’ai su répondre présent.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.com 

Par renaud lavillenie - Publié dans : Inerview, presse
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /2009 08:54

En ce jeudi après-midi de la fin avril, Renaud Lavillenie enchaîne quelques passages de haies à haute intensité dans le stadium Jean Pellez d’Aubière. Comme de nombreux athlètes français, le champion d’Europe en salle du saut à la perche sera sur le pont ce week-end, à l’occasion des Interclubs. Un programme copieux l’attend sous les couleurs du Cognac AC avec la perche, le 110 m haies et le 4 x 100 m. Le protégé de Damien Inocencio à Clermont visera de belles performances tout en savourant le bonheur de concourir au milieu de ses potes. A la recherche du même plaisir que le week-end dernier, lors duquel il a effectué sa rentrée sur sa discipline de prédilection avec un saut à 5,60 m. Une performance qui le satisfait avant de passer rapidement à la vitesse supérieure.

Renaud, vous avez effectué votre rentrée le week-end dernier avec, au final, un saut à 5,60 m. Vos impressions ?
C’est prometteur. J’ai pris des courses d’élan à seize foulées au lieu de vingt habituellement. A vingt foulées, je n’aurais pas tenu.  J’ai pris de très bonnes perches, dont celle qui me permettait de franchir 5,65 m l’an dernier. Mais elles ont été vite trop souples. C’est de bon augure. Aux Interclubs, ça devrait pouvoir aller un peu plus haut. Je vais bien me préparer pour être en forme dans deux mois, au moment des compétitions importantes.

Pourquoi avoir débuté à seulement 4,60 m ?
En fait, je n’avais pas pu faire ma séance de sauts le vendredi. J’ai donc décidé de commencer bas pour pouvoir enchaîner les tentatives. J’en ai fait quatorze. Ça m’a permis de compenser mon entraînement raté. En plus, je me suis amusé puisque j’étais à domicile, à Cognac. Il y avait pas mal d’attentes. J’ai pris une bonne dose de plaisir.  Au début, j’étais un peu mou. Puis je me suis réveillé et j’ai réussi à déplacer beaucoup ma perche. Ça me met en confiance, c’est bon pour le moral alors qu’on est que début mai.

C’est le travail effectué en stage qui paye ?
Je suis parti avec mon groupe à Lagos, au Portugal. Le premier samedi, on a participé à une petite compétition à Lagos. L’attente était très longue. J’ai franchi 5,40 m. A la fin du stage, on a effectué une démonstration dans les rues de Faro, à côté du port. Il y avait un super tapis. Par contre, on est habitué aux pistes Dima. Là, c’était une piste en ferraille avec par-dessus de vieux morceaux de tartan. Ça n’accrochait pas du tout. C’était plus folklore qu’autre chose mais j’ai tout de même passé plus de 5,60 m. Ce stage m’a en tout cas permis de poursuivre ma préparation foncière.  Pendant dix jours, avec le groupe, nous avons pu changer d’air.
 

Participerez-vous au Interclubs ce week-end ?
Oui, je vais faire la perche, le 110 m haies et le 4 x 100 m avec mon club, le Cognac AC. Je suis employé à plein ! C’est une des rares compétitions où je peux faire autre chose que de la perche. Sur 110 m haies, j’aimerais passer sous les 15’’ (il a un record à 15’’24). J’ai de bonnes bases techniques et j’ai pas mal progressé physiquement. Les dirigeants de Cognac me connaissent depuis que je suis né. Il y a une bonne dynamique au sein du club. Et puis, c’est l’occasion de retrouver mes copains que je ne vois pas très souvent.

Avez-vous déjà arrêté le programme de la suite de votre saison ?
Je participerai au meeting de Forbach, où il ya un beau plateau qui s’annonce. Ensuite, je sauterai au meeting de Moscou, lors de la Coupe d’Europe par équipes et lors des Jeux Méditerranéen si je suis sélectionné. Puis il y aura Sotteville, Heusden, Castres, les Championnats de France Elite et Monaco. Il faudra être présent lors des premiers grands rendez-vous et, quant à faire, gagner les « Jeux Med » et la Coupe d’Europe par équipes.

Puis viendront les Mondiaux de Berlin…
J’envisage un podium. J’aimerais également cette saison sauter plusieurs fois à 5,80 m et, si possible, atteindre les 5,90 m voire plus. L’objectif, ce sera d’être encore plus régulier que cet hiver.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.com 
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Présentation

Saison 2010

-19 au 22 octobre: stage commando à Lorient
-05 decembre: aulnay sous bois 1e,5m82
-06 au 19 décembre: stage Perche à Orlando (USA)
-16 janvier : Régionaux à Clermont-ferrand
perche: 1er, 5m50
60m: 7"16s (2é regional)
longueur: 7m22 (1é régional)
-24 janvier : meeting Bordeaux 1er,5m70
-29 janvier : Milrose Game à New York 4e,5m50
-06 février : meeting IAAF Stuttgart 4e,5m70
-28 février: FRANCE ELITE, Bercy 1e, 5m85
-2 mars: meeting perche PCM, Paris 1e H, 5m71
-6 mars: meeting perche Clermont 1é, 5m73
-12 et 13 mars: Monde à Doha 
12 mars :Qualification à 9h15
-20 mars: finale Perche élite à Limoges (?) 

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