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Inerview, presse

Mardi 27 mars 2012 2 27 /03 /Mars /2012 13:19

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Renaud Lavillenie connaît trop bien l’histoire de l’athlétisme et plus particulièrement de la perche pour ne pas apprécier l’éclat d’une médaille d’or aux Mondiaux, même sous un toit. Le perchiste clermontois, en décrochant le titre à Istanbul grâce à un saut à 5,95 m, a changé de statut. Les compliments de Sergueï Bubka et d’Elena Isinbayeva sont là pour le prouver. Une victoire acquise notamment grâce à un nouvel état d’esprit. L’élève de Damien Inocencio a marqué des points en Turquie sur la route des J.O. Interview.

Athle.fr : Quel regard portez-vous sur vos Mondiaux, avec quelques jours quelques de recul ?
Renaud Lavillenie : Je savoure vraiment ce titre. En fait, c’est la première fois que je rentre avec le sourire, en tout cas avec un sourire qui n’est pas forcé ! Il y a tout eu à Istanbul : la manière, la performance. En deux jours, j’ai eu le temps d’être félicité par énormément de personnes, dont des gens très importants. Ça fait plaisir. C’est une très bonne étape. Il va falloir continuer pour aller plus haut que tout le monde cet été.

Un titre mondial, ça n’est pas pareil qu’un titre européen…
Même s’il est en salle, il y avait quand même de la concurrence. La saveur n’est pas la même. Sur un palmarès, champion du monde ou d’Europe, mine de rien, c’est différent. Etre les deux, c’est le petit bonus du week-end en Turquie.

Avez-vous revu votre concours à la télévision ?
J’ai visionné quasiment tous mes sauts, à l’exception de ceux ratés à 5,60 m et 5,80 m. Ils sont complètements différents par rapport à avant. J’avais l’habitude en compétition, jusque-là, de réaliser des sauts avec le bassin assez haut, facilement dix ou quinze centimètres au-dessus de la barre jusqu’à 5,80 m. Là, ça n’a pas du tout été le cas. J’ai été à chaque fois en recherche de sensations et de réglages. Et donc, du coup, le saut partait et passait, ce qui était l’essentiel, mais pas avec une grande marge au niveau de la hauteur. En revanche, il y avait une bonne maitrise technique. Surtout, je me suis amélioré au fil de la compétition. Plus la barre montait, plus mon niveau progressait.

Votre entraîneur, Damien Inocencio, a eu le sentiment que vous étiez beaucoup plus dans votre concours qu’à Daegu, par exemple. Partagez-vous son avis ?
Je n’avais pas le même statut que lors des championnats précédents. Je manquais un peu de compétition. Du coup, je ne faisais pas le malin car ça pouvait passer ou casser. C’était à double-tranchant. Je me suis vraiment mis dans le concours et j’ai d’abord joué le podium. Je suis resté dans mon truc. J’ai d’ailleurs eu un sentiment bizarre à la fin. Une fois que j’ai su que j’avais gagné, la motivation a complètement diminué. C’est quelque chose qui avait beaucoup moins d’impact avant. J’avais déjà ressenti cela à Aubière, lors des championnats de France Elite.

Il n’y a plus que la gagne qui vous intéresse…
Au niveau national, oui. Au niveau international, il y a d’abord cette envie de médaille. J’ai appris que sur un championnat, que je saute 5,80 m ou 6 m, c’est la place que l’on va retenir. Ça change beaucoup de choses dans la gestion d’un concours.

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Après votre victoire, vous avez beaucoup insisté sur ces semaines lors desquelles vous n’avez pas pu sauter, à cause de votre blessure à la main…
Ça a été une période très difficile. J’ai été privé pendant sept semaines de ma passion. J’avais hâte de réattaquer, je savais qu’il y avait des échéances toutes proches. Mais je n’avais aucune idée de la manière dont j’allais m’en sortir. Il suffit de regarder les faits : il y a trois mois je me casse un os de la main, il y a un mois et demi je reprends tout juste l’entraînement, et il y a un mois je retrouve la compétition. Tout s’est accéléré et j’ai réussi à devenir champion du monde comme cela. C’est un soulagement. Je n’ai pas eu la préparation idéale, contrairement aux années précédentes, mais ça a quand même marché.

Quelle est la suite de votre programme ?
J’ai une semaine de vacances pour marquer la transition des saisons. C’était prévu, quoi qu’il arrive. J’aurai ensuite un bloc de trois semaines d’entraînement à Clermont, où je vais me refaire un bon physique. Puis je partirai deux semaines au Portugal, une semaine à Monaco avant d’attaquer avec les Interclubs. Mes premières compétitions à la perche devraient avoir lieu fin mai.

Ce titre mondial en salle est-il important dans la perspective des Jeux olympiques ?
Evidemment, ça compte un peu. Le concours a été marquant pour moi avec ces barres franchies à 5,80 m, 5,85 m, 5,90 m et 5,95 m. Mes adversaires savent ce que j’ai réalisé cet hiver. C’est une arme en ma faveur. Maintenant, il n’y a plus qu’à poursuivre l’aventure.

Avez-vous senti un changement dans le regard des autres après ce titre ?
Quand j’ai croisé Isinbayeva après son titre, elle était contente et m’a dit : Félicitations, tu l’as enfin ! Beaucoup de gens attendaient de moi cette victoire depuis trois ans. Ça n’a pas toujours été facile. Et là, Bubka et d’autres m’ont lancé : Ça y est, tu l’as. Maintenant, c’est parti ! Je lis les déclarations dans les journaux, je vois ce que disent mes adversaires directs. C’est flatteur. J’ai aussi été assez élogieux quand Steve (Hooker) dominait. Dans le milieu de la perche, il y a du respect entre nous. On verra ce qui se passera dans cinq mois mais c’est quand même plaisant de savoir que quelqu’un comme Bubka va porter beaucoup d’attention à ce que je réalise et être content de mes résultats. Rien que pour cela, j’ai envie d’aller encore plus haut.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 09:13

 

 
Renaud Lavillenie : «Bercy, j’ai hâte d’y être !»
Renaud Lavillenie : «Bercy, j’ai hâte d’y être !»

Au lendemain d’un aller-retour express à Paris avec son entraîneur Damien Inocencio pour les vœux au monde sportif de Nicolas Sarkozy, Renaud Lavillenie est de retour à l’entraînement à Clermont-Ferrand dès ce mardi. Avant sa séance de l’après-midi, le recordman de France du saut à la perche (6,01 m) revient pour athle.com sur sa rentrée samedi à Aubière, lors de Capitale Perche, la deuxième étape du Perche Elite Tour. Une compétition marquée par une perche brisée en deux lors de sa première tentative à 6,02 m mais surtout par un meilleur saut à 5,92 m, soit la meilleure performance mondiale de l’année. Prometteur…

Athle.com : Renaud, un mot pour commencer sur votre santé, trois jours après cette perche cassée en plein saut lors de votre rentrée…
Renaud Lavillenie : Pour le moment, ça va. J’ai un hématome au niveau du coude mais je n’ai rien perdu au niveau de la mobilité de mon bras. Je mets de l’arnica pour résorber l’hématome le plus vite possible. Il n’y a rien eu de cassé. J’ai pris deux jours de repos après la compétition et je reprends l’entraînement aujourd’hui. J’étais censé sauter ce mardi mais je vais repousser ça à jeudi. Aujourd’hui, ce sera juste de la course sur plots.

On se souvient que votre ami, Jérôme Clavier, avait mis un peu de temps à se remettre mentalement d’un bris de perche en 2008. Et vous ?
Je n’ai pas eu d’appréhension après. Pour Jérôme, c’était un peu différent car ça s’était passé à l’entraînement. Il avait eu un petit choc. Ça s’est déroulé en compétition pour moi. Donc je me suis remobilisé tout de suite et j’ai réattaqué direct. Je n’ai pas eu le temps de « psychoter ». Il me restait trois tentatives. Je suis quelqu’un qui a la compétition en lui.

Quel bilan tirez-vous de ce premier concours et de cette meilleure performance mondiale de l’année avec 5,92 m ?
C’est une super rentrée. Je m’y attendais un peu. Je ne dirais pas que ça a été presque trop facile mais je n’ai rencontré aucun problème. J’ai passé toutes les barres au premier essai jusqu’à 6,02 m. J’ai réalisé de très belles choses à l’entraînement, où je franchis régulièrement 5,80 m. Mais d’habitude, une première compétition est synonyme de premiers réglages. C’est donc vraiment encourageant. J’ai tout de suite eu le bon feeling. Je n’ai pas eu besoin de jouer sur les poteaux ou la perche. Il y a juste ma course d’élan qui n’était pas très régulière. Et j’étais un peu fatigué sur la fin.

Dans quels secteurs pensez-vous avoir particulièrement progressé depuis l’an dernier ?
Avec Damien, on a posté sur internet une vidéo où j’essaye de franchir un fil placé à 6,10 m à l’entraînement. J’ai gagné en solidité et en régularité, aussi bien au niveau de la course que de la technique de saut. J’ai franchi un palier dans la maîtrise de mon geste. L’an dernier, je pouvais encore paraître un peu aléatoire dans mes intentions. J’ai aussi plus de hauteur dans mon saut, ce qui me permet de récupérer plus d’énergie.

Mais vous n’êtes pas encore au top physiquement…
Je suis loin de mon pic de forme. A la fin du mois puis début février, je serai vraiment dans les clous. Je n’ai pas fait une semaine allégée avant le Capitale Perche. Dans quelques semaines, je devrais être capable de tenir tout un concours en allant plus vite et en étant plus tonique. Après l’échauffement de samedi, j’ai par exemple senti un petit coup de moins bien, ce que je ne ressentais pas l’été dernier.

Quelles sont vos ambitions pour cet hiver ?
Je me suis fixé comme objectif de battre le record de France en salle (6 m par Jean Galfione en 1999). Ma rentrée n’a fait que confirmer cette volonté. Je me dis même qu’il y a peut-être plus à aller chercher mais chaque chose en son temps. L’avantage que j’ai, c’est que mon planning est vraiment top. Je vais avoir quatre compétitions en février avec des conditions de rêve, des plateaux de top niveau mondial et des pistes qui avancent. Je me suis donné toutes les chances pour être bien réglé pour les championnats d’Europe en salle de Bercy, qui restent l’objectif prioritaire.

Justement, cette compétition sera forcément un peu particulière pour vous…
On sera à la maison. Il s’agira de ma première compétition internationale à domicile. Je n’ai aucune appréhension. Au contraire, j’ai hâte d’y être. Je sais me donner à fond lors de ce type d’échéances. Il y a des supporters qui viennent pour toi. C’est vraiment motivant. Et puis, il y aura ma famille, mes proches et mes amis. Bercy, ça me fait aussi penser à Turin 2009. Cette victoire, c’était le début de mon parcours international. J’aurai vraiment à cœur de conserver mon titre.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.com

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Renaud

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Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /Août /2010 08:52
 
Renaud Lavillenie : «Battre le record de France»
Renaud Lavillenie : «Battre le record de France»

Champion d’Europe à Barcelone, Renaud Lavillenie a connu il y a exactement une semaine sa première défaite de la saison lors du meeting de Londres. A Crystal Palace, dans la banlieue de Londres, le Clermontois entraîné par Damien Inocencio n’a pas réussi à franchir une première barre à 5,51 m sur une piste détrempée. Une contre-performance due également à une baisse de motivation logique, quelques jours après le rendez-vous majeur de la saison. Le Français sera à nouveau en piste dès mardi prochain, à l’occasion du meeting de Lille-Métropole, dernière étape de l’Alma Athlé Tour. Avec un objectif en tête : profiter des dernières compétitions de l’été pour améliorer son propre record de France (6,01 m en 2009).

Renaud, comment avez-vous vécu votre première défaite de la saison lors du meeting de Londres ?
C’est sûr que ça m’embête d’avoir mis fin à cette belle série. Mais je m’y attendais. Je suis arrivé à Londres avec moins de motivation, surtout quand j’ai vu que les conditions n’étaient pas bonnes pour la perche. J’y allais avec l’idée de faire une grosse performance. La pression était retombée après Barcelone, je n’avais plus la même envie.

Allez-vous réussir à retrouver la motivation pour la fin de saison ?
Maintenant que j’ai gagné la Diamond League, le seul truc qui me plairait serait de sauter très haut, donc battre le record de France. Je serai à Lille la semaine prochaine puis j’enchaînerai avec Bruxelles, Split et le DécaNation à Annecy.

Vous êtes l’incontestable leader mondial du saut à la perche cette saison. Peut-on dire que votre titre européen est une suite logique ?
L’an dernier, à Berlin, je ne me sentais pas à ma place avec la médaille de bronze derrière Hooker et Romain (Mesnil). J’étais arrivé avec la meilleure performance mondiale de l’année. J’avais terminé la compétition avec un goût d’inachevé. J’étais resté un peu sur ma faim. Alors qu’à Barcelone, la satisfaction était totale. J’ai eu le sentiment d’avoir tenu mon rang. Toute l’expérience acquise l’année dernière m’a beaucoup servi. J’étais plus fort qu’en Allemagne.

On a beaucoup parlé de l’état d’esprit collectif de l’équipe de France en Espagne. Vous l’avez ressenti ?
Oui, il y avait une bonne ambiance dans l’équipe. Quand tu arrives sur un championnat et que tu vois Christophe Lemaitre décrocher déjà une première d’or, tu te dis que tu es là et que tu n’as plus le choix. Tu as envie de te dépasser. C’est un cercle vertueux. Pour sortir de l’ombre, il fallait aller chercher l’or. C’est la dure loi du sport.

Justement, vous êtes champion d’Europe mais, avec l’avalanche de bons résultats à Barcelone, vous n’avez pas forcément été mis très en avant…
Ça ne m’a pas choqué même si m’a fait un peu bizarre. Ça m’a permis de rester tranquille chez moi. Il y a eu dix-huit médaillés sur ces Championnats. Les médias voulaient peut-être avoir du sang neuf. Ça a permis au grand public de découvrir de nouveaux visages. En athlé, ce sont toujours un peu les mêmes dont on parle alors que d’autres restent dans l’ombre tout en étant pourtant très professionnels.

Très peu de Français ont dominé comme vous cette saison une discipline de l’athlétisme. Qu’est-ce que cela procure comme sensation ?
D’abord, ça me motive. C’est un grand bonheur. Je sais que je ne vais pas pour rien tous les jours à l’entraînement.  J’ai un objectif qui ne me quitte pas : conserver mon rang de numéro un. Si je pouvais maintenir le niveau que j’ai aujourd’hui jusqu’aux Jeux olympiques de Londres, ce serait une grosse satisfaction. Je ne suis ni champion du Monde, ni champion olympique. Remporter ces deux compétitions, c’est mon défi.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.com

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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 11:09

Les spots de Bien Manger C'est Bien Jouer ont fait leurs apparitions sur les écrans lors de Tfou.

 

Voici les vidéos des spots qui sont et qui vont être diffusés sur Tfou.

 

 


 

 

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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 12:31

 

France's Lavillenie: Doha failure will make me stronger in Barcelona Print E-mail

03.04.2010

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France's Renaud Lavillenie says he can 
learn from his disappointing showing
at the World Indoor Championships.

Renaud Lavillenie went to the  World Indoor Championships as one of the favourites for a Pole Vault medal but the Frenchman crashed out in the qualifying round. Nevertheless, the 2009 European Indoor champion believes he'll be better for the experience.

"Not to get beyond the qualifying competition in Doha (when he could only clear 5.45m) was a terrible failure but one that will make me stronger," said Lavillenie, commenting on his website 
www.renaud-lavillenie.com.

Lavillenie, who not only took the gold medal in Torino last March but also got the World Championships bronze medal last summer, admitted that he couldn't quite put his finger on what went wrong after an otherwise outstanding indoor season when he won six of his eight competitions before getting to Doha.

"The failure is difficult to explain but this sometimes happens in the Pole Vault because the competitions in this event are difficult. All great champions have already gone through this," he added ruefully.

"My vault at 5.45m was good. There was then a problem with the uprights which caused a 20 minutes delay but technically I was still jumping well."

Lavillenie cleared 5.85m to win the French title in February, the best vault indoors in the world this winter before arriving in Doha.

Outdoors, he has a best of 6.01m, set when winning at the 
SPAR European Team Championships in Leiria, Portugal, last summer. His performance, when he joined the elite club of men that have broken the six-metre barrier was one of the highlights of the inaugural event.

After the Doha disappointment, he returned to training last Monday.

"I needed two weeks off just to clear my head but it was also useful as I will be able to go into my summer training and attack it straight away," added Lavillenie, suggesting that he will have not any mental or physical impediment about returning straight back into the fray.

"Now, I will have to use this failure (in Doha) and bounce back better than ever, I'm sure my Doha failure will make me stronger in Barcelona. I'm now going to be getting ready for Barcelona and make sure that I arrive there with all guns blazing."

The 2010 
European Athletics Championships will be held in Barcelona between 26 July and 1 August.

             Article traduit en Francais

En affiche dans les rues de Barcelone, dans le programme officiel des Championnats d'Europe cet été.

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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 10:16
Renaud Lavillenie : « Ma saison commence vraiment! »
Renaud Lavillenie : « Ma saison commence vraiment! »

Comme lors des deux derniers Championnats de France, Renaud Lavillenie arrivera dimanche sur la nouvelle piste du Palais Omnisports de Paris Bercy en favori. Avec un saut à 5,82 m en décembre (deuxième meilleure performance mondiale de l’année), le Clermontois espère enfin conquérir ce week-end son premier titre de champion de France senior et mettre fin à la malédiction. Car, pour l’instant, il a dû se contenter à trois reprises de la deuxième marche du podium lors des France, à chaque fois derrière un certain Romain Mesnil... Le titre national est donc le principal objectif de l’élève de Damien Inocencio. Même s’il salive déjà à l’évocation de possibles retrouvailles avec l’Australien Steve Hooker dans deux semaines à Doha. Interview. 

Renaud, quel regard portez-vous sur votre début de saison ?
Je n’avais pas préparé les meetings auxquels j’ai participé. J’ai sauté pour effectuer des réglages et pour aller chercher un peu de confrontation. A Bordeaux, je fais une bonne compétition où je rate de très peu 5,83 m. A New-York, lors des Millrose Games, la piste d’élan était trop courte et il fallait que je jongle avec les courses de demi-fond qui se tenaient en même temps que le concours de perche. Enfin, à Stuttgart, j’ai testé mon nouveau matériel et quoi qu’on dise, j’ai sauté encore à 5,70 m. Mon véritable objectif, c’est le mois de mars. Ma saison va vraiment commencer ce week-end.

Comment s’est déroulée votre préparation ?
Je suis en forme. Je n’ai pas de pépins physiques et j’ai réussi à retrouver de l’engagement et de la hauteur sur mes sauts à l’entrainement. Je n’ai que 23 ans et je n’ai pas encore d’automatismes sur les réglages à l’image de garçons comme Romain Mesnil ou Steve Hooker. Ils savent sur chaque saut quelle perche prendre et où placer les poteaux. Il me manque cette expérience pour être plus régulier et exploiter à fond mon potentiel. Je veux aller très haut. Ma participation à des meetings cet hiver est allé dans ce sens : passer des barres pour être au top le jour J et ne pas me contenter de sauter à 5,80 m. Je prends des risques. Après, ça passe ou ça casse.

Dans quel état d’esprit abordez-vous ces Championnats de France Elite ? 
Après trois semaines sans compétition, j’ai hâte de sauter pour conquérir le titre. Comme le dit le proverbe, il faut savoir régner chez soi avant de régner à l’étranger et, paradoxalement, j’ai fait le contraire. Je suis devenu champion d’Europe avant d’être champion de France senior. Mais je compte bien y remédier. Je suis plutôt en confiance. J’ai de bonnes sensations à l’entraînement. Ça devrait être un concours intéressant avec une belle bagarre avec Romain Mesnil et les autres.

Avez-vous des appréhensions par rapport à cette nouvelle piste de Bercy ?
Non, pas du tout. Je m’adapte plutôt bien aux différents types de pistes. Il s’agit du même revêtement que celui utilisé l’an dernier à Turin lors des Championnats d’Europe en salle. Je pars de toute façon dans l’idée qu’un grand champion peut réaliser de belles performances quelles que soient les conditions. Et puis, ce sera l’occasion de tester cette piste avant les Championnats d’Europe de 2011, lors desquels j’aurai un titre à défendre.

Vous arrivez ici en favori. Vous aviez eu du mal à gérer ce nouveau statut lors des Championnats de France Elite en plein air l’an dernier. Comment vous sentez-vous cette année ?
En 2009, tout s’est enchaîné très vite. J’avais des sollicitations médiatiques chaque jour. J’ai voulu trop en mettre en arrivant aux Championnats de France et cela n’a pas fonctionné. Cette année, j’ai bien appris ma leçon. J’ai maintenant une approche beaucoup plus professionnelle et je maîtrise de mieux en mieux la pression.

Une pression qu’il faudra peut-être également gérer lors des championnats du Monde de Doha dans quinze jours…
Je n’aborde pas du tout les rendez-vous internationaux de la même manière. Aux « Frances », le titre se joue à 5,70 m, 5,80 m. Lors des compétitions internationales, ça monte jusqu’à 5,90, 6 m. Ça n’est ni la même ambiance, ni les mêmes enjeux. J’ai une revanche à prendre sur Hooker et j’aimerais également battre le record de France en salle (6 m par Jean Galfione Maebashi).

Les performances de Steve Hooker, est-ce quelque chose qui vous motive en pleine préparation ?
Quoi qu’il arrive, j’ai cette envie d’avancer en moi, de sauter toujours plus haut. Je ne me préoccupe pas des autres Je me lance constamment des défis à l’entraînement. Mais Steve Hooker accentue cette envie d’atteindre des sommets. Je sais qu'il peut aller à tout moment très haut. Il en a fait la démonstration à Berlin.

A la différence d’autres athlètes, vous participez pleinement à la saison en salle. C’est un univers que vous appréciez particulièrement ?
Pour les perchistes, la salle est aussi importante que la saison en plein air. On y retrouve les mêmes personnes. Même s’il y a une plus grande visibilité l’été, le niveau est aussi élevé l’hiver. Et je suis quelqu’un qui a besoin d’aller chercher la confrontation. La salle a aussi un aspect très convivial. C’est plus petit, ça résonne et le public est proche des athlètes. Ça me motive énormément pour aller haut.

Propos recueillis par Sarah Duverger pour athle.com

Concours du saut à la perche Dimanche à 15h50 à Paris Bercy. 

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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 16:42
08/11/2009 | 22:43par AFP

Lavillenie, athlète français de l'année

- France 3 -

Le perchiste Renaud Lavillenie, médaillé de bronze aux Mondiaux de Berlin, a été désigné "athlète de l'année".

La cérémonie des Etoiles de l'athlétisme qui s'est tenue au Touquet (Pas-de-Calais) a couronné ce jeune athlète de 23 ans. Star montante de la perche française depuis quelques années, Lavillenie a connu la consécration en accrochant la médaille de bronze de la discipline à Berlin et en s'offrant le nouveau record de France (6,01m).

Lavillenie succède au palmarès au marcheur champenois Yohann Diniz, couronné en 2007 après sa médaille d'argent sur 50 km aux Mondiaux d'Osaka (Japon).

Etes-vous surpris par cette récompense ?
"Non, car j'ai été présent tout au long de l'année, que ce soit en salle avec le titre européen, ou en plein air. Mais il y avait aussi d'autres candidats: Romain Mesnil, 2e à Berlin, Bob Tahri, également sur le podium aux Championnats du monde (sur 3000 m steeple, ndlr). Ce trophée, c'est une sorte de reconnaissance. Il y a eu bien sûr la petite déception des Mondiaux car j'étais venu pour l'or, mais je suis aussi fier de ce podium. J'ai beau être jeune, il faut profiter de tels moments." 
   
Entre vous et Romain, qu'est-ce qui a fait la différence ?
"Les 6,01 m à Leiria (Portugal), qui m'ont permis d'effacer des tablettes nationales Jean Galfione. Il y a record et record. Six mètres, c'est une barre mythique. On est très peu dans l'histoire à l'avoir franchie. Ca m'a fait passer de quasi inconnu à reconnu. Même après la médaille de bronze de Berlin, ce n'était pas aussi intense au niveau des sollicitations. Maintenant, il faut aussi gagner des médailles. Un record, ça passe. Un titre, ça reste pour la vie." 
   
Votre statut a changé, comment allez-vous aborder la nouvelle saison ?
"Je sais que je vais être suivi mais je ne vais pas changer mon identité pour autant. Je saute déjà pour le plaisir. Dans l'idée, avec mon entraîneur, on va rester dans le même fonctionnement. L'expérience des Mondiaux va me servir. J'ai eu du mal à gérer cette période, ces trois semaines sans compétition (avant les Mondiaux, ndlr). Ce n'était pas un problème de baisse de forme, mais d'attente, de faux rythme. Une question de sensations. En 2010, les Championnats d'Europe auront lieu plus tôt, fin juillet. Et puis j'ai retenu la leçon."
                  

Par renaud lavillenie - Publié dans : Inerview, presse
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 09:56


Renaud Lavillenie est en ce moment sur son petit nuage, très haut perché. Hier, lors des Championnats Régionaux d’Auvergne organisés sur la piste des Cézeaux, il a franchi une barre à 5,96 m, son nouveau record personnel et la meilleure performance mondiale de l’année. Surtout, il est devenu le deuxième meilleur performeur français de tous les temps en plein air derrière Jean Galfione et ses 5,98 m. Le tout au terme d’un concours parfait puisqu’il a effacé successivement dès sa première tentative 5,45 m, 5,60 m, 5,75 m 5,85 m et 5,96 m. Avant d’échouer par trois fois à 6,01 m, ce qui aurait constitué un nouveau record de France, salle et plein air confondus (Jean Galfione détient ce record avec 6 m en salle en 1999). Le perchiste du Cognac AC, entraîné par Damien Inocencio à Clermont, sait qu’il va devoir désormais redescendre très vite de son petit nuage. Les Championnats d’Europe par équipes l’attendent le week-end prochain. Puis viendront les Mondiaux de Berlin en août. Entre deux interviews à la chaîne locale Clermont Première et à France 3, le champion d’Europe en salle en titre raconte à athle.com son bonheur tout simple. Interview.

Renaud, pourquoi avoir demandé une barre à 5,96 m après avoir 5,85 m ? 

5,96 m, c’était un centimètre au-dessus de la meilleure performance mondiale de l’année détenue par Steve Hooker. Et la deuxième performance française de tous les temps. Quand j’ai franchi cette barre, j’étais vraiment heureux. J’ai réussi à mettre en application ce que je travaille depuis quelques temps à l’entraînement. Mais ce n’est pas un accomplissement. Je vise beaucoup plus haut. Je sens qu’un bel avenir s’ouvre devant moi.

Aviez-vous de la marge sur votre saut à 5,96 m ?
Je n’ai pas senti la distance qui me séparait de la barre. Il faudra que j’en discute avec mon coach (Damien Inocencio) mais on ne s’est pas beaucoup vu depuis la fin du concours ! A 5,85 m, j’avais quinze centimètres de marge avec la sensation de ne quasi rien faire pendant le saut. Ça m’a semblé très facile. A 5,96 m, je pense que j’avais là encore de la marge, au moins cinq bons centimètres.

Comment avez-vous abordé vos tentatives à 6,01 m ?
J’ai pris une perche plus grosse. J’étais aux championnats régionaux pour essayer mon matériel et ma nouvelle perche de 5,10 m. A 5,96 m, je maitrise très bien. Mais j’ai voulu essayer plus gros à 6,01 m. Sur mon premier saut, je prends un taquet. Donc je reprends ensuite la perche avec laquelle j’ai franchi 5,96 m. Je fais un saut correct au troisième essai même si ça ne passe pas. Pour une première tentative à plus de 6 m, ça laisse présager de bonnes choses pour la suite.

Tenter plus de 6 m dans le cadre de championnats régionaux, ça devait être un peu particulier…
En fait, j’ai eu l’impression que la compétition s’arrêtait presque pour moi à partir de 5,85 m. Deux rangées de personnes se sont formées le long du sautoir. Je ne m’en suis rendu compte qu’après le concours. Donc le public était là. Ça ressemblait un peu à une étape du Perche Elite Tour, où les perchistes sont les seules vedettes.

En arrivant à cette compétition, vous restiez sur la déception du meeting de Moscou vendredi, lors duquel vous vous étiez arrêté à 5,37 m. Et Romain Mesnil vous avait piqué une semaine plus tôt la meilleure performance française de l’année en franchissant 5,81 m…

Je ne peux pas dire que la performance de Romain ne m’a pas motivé. A Moscou, j’avais des perches trop petites et trop souples alors qu’elles étaient pourtant beaucoup plus lourdes que celles que j’utilisais l’hiver dernier. Là-bas, j’ai ressenti beaucoup de frustration. J’ai donc sauté à Aubière dans l’esprit de me régler pour les Championnats d’Europe par équipes. J’étais un peu perdu à Moscou. Et je ne voulais pas arriver à Leiria paumé, pour une compétition sous le maillot de l’équipe de France.
 
 Pensez-vous avoir déjà atteint un premier pic de forme ?

Non, je viens de finir un cycle de préparation lourde. Je n’ai même pas attaqué encore le sprint court.  Par contre, je n’avais pas fait grand-chose les jours précédents à l’entraînement avec le déplacement à Moscou. Je me suis donc retrouvé avec du jus.

Quelles seront vos ambitions lors des Championnats d’Europe par équipes ?
Je veux confirmer ce que je viens de réaliser hier en sautant au moins à 5,80 m. Je serai à Leiria pour sauter haut. Et s’il y a de la concurrence, ça va me motiver. Dans un premier temps, je viserai bien sûr la victoire.

Lors de ce rendez-vous, les perchistes n’auront pas le droit à plus de quatre échecs pendant tout le concours. Qu’en pensez-vous ?
En ce moment, je ne pense pas que ça va me gêner car j’ai tendance à passer beaucoup de barres au premier essai. Mais je pense que ça tue un peu le truc, que ça gâche un peu la fête. Je me rappelle que lors du Meeting SEAT il y a un peu plus d’un an, à Paris, je n’avais eu droit qu’à une seule tentative pour battre mon record personnel.

Avoir réalisé la meilleure performance mondiale avec 5,96 m change-t-il la donne en vue des Mondiaux de Berlin ?
Je change de statut, je suis en train de m’en apercevoir. Tout le monde m’en parle. Je suis dans le top mondial. Je sais pertinemment qu’il y aura un gros coup à jouer lors des Championnats du monde. Hier, j’avais une petite pression. Il y avait de l’attente. Et j’ai su répondre présent.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.com 

Par renaud lavillenie - Publié dans : Inerview, presse
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