Lundi 9 novembre 2009
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08/11/2009 | 22:43par AFP
Lavillenie, athlète français de l'année
Le perchiste Renaud Lavillenie, médaillé de bronze aux Mondiaux de Berlin, a été désigné "athlète de l'année".
La cérémonie des Etoiles de l'athlétisme qui s'est tenue au Touquet (Pas-de-Calais) a couronné ce jeune athlète de 23 ans. Star montante de la perche française depuis quelques années,
Lavillenie a connu la consécration en accrochant la médaille de bronze de la discipline à Berlin et en s'offrant le nouveau record de France (6,01m).
Lavillenie succède au palmarès au marcheur champenois Yohann Diniz, couronné en 2007 après sa médaille d'argent sur 50 km aux Mondiaux d'Osaka (Japon).
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Etes-vous surpris par cette récompense ?
"Non, car j'ai été présent tout au long de l'année, que ce soit en salle avec le titre européen, ou en plein air. Mais il y avait aussi d'autres candidats: Romain Mesnil, 2e à
Berlin, Bob Tahri, également sur le podium aux Championnats du monde (sur 3000 m steeple, ndlr). Ce trophée, c'est une sorte de reconnaissance. Il y a eu bien sûr la petite déception
des Mondiaux car j'étais venu pour l'or, mais je suis aussi fier de ce podium. J'ai beau être jeune, il faut profiter de tels moments."
Entre vous et Romain, qu'est-ce qui a fait la différence ?
"Les 6,01 m à Leiria (Portugal), qui m'ont permis d'effacer des tablettes nationales Jean Galfione. Il y a record et record. Six mètres, c'est une barre mythique. On est très peu
dans l'histoire à l'avoir franchie. Ca m'a fait passer de quasi inconnu à reconnu. Même après la médaille de bronze de Berlin, ce n'était pas aussi intense au niveau des
sollicitations. Maintenant, il faut aussi gagner des médailles. Un record, ça passe. Un titre, ça reste pour la vie."
Votre statut a changé, comment allez-vous aborder la nouvelle saison ? "Je sais que je vais être suivi mais je ne vais pas changer mon identité pour autant. Je
saute déjà pour le plaisir. Dans l'idée, avec mon entraîneur, on va rester dans le même fonctionnement. L'expérience des Mondiaux va me servir. J'ai eu du mal à gérer cette période,
ces trois semaines sans compétition (avant les Mondiaux, ndlr). Ce n'était pas un problème de baisse de forme, mais d'attente, de faux rythme. Une question de sensations. En 2010, les
Championnats d'Europe auront lieu plus tôt, fin juillet. Et puis j'ai retenu la leçon."
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Par renaud lavillenie
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Publié dans : Inerview, presse
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